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mercredi

Nouveau documentaire sur Planète +

Jeudi, c'est Bonaldi. Nouvel enregistrement d'une heure, jeudi 7 juillet à Paris, pour une émission télévisée de 55 minutes. Cet épisode est consacré à une ancienne affaire criminelle fleurant bon la lavande, la soupe au pistou et l'hydroxyde de soude : l'affaire Sarrejani. Cela a été une surprise de retrouver Sylvain, notre icône de l'étrange lucarne, comme disait jadis le palmipède enchaîné. L'occasion d'évoquer aussi en fin d'entretien avec la réalisatrice le livre dans lequel je retrace cette saillante histoire d'escroquerie : Affaires d'Etat, Affaires Privées. Ce documentaire sera diffusé du 22 décembre 2016 au 15 janvier 2017 sur Planète CI, anciennement Planète Justice, la chaîne thématique de Canal + et de France Télévisions.

vendredi

Une visite publique


A la rentrée 2016, j'ai le plaisir d'intervenir quelques minutes dans un magazine quotidien de France 2, précisément dans un sujet relatif à un escroc faisant l'objet d'un chapitre de mon livre "Affaires d'Etat, Affaires Privées", paru l'an passé : Viktor Lustig. L'interview par le chroniqueur Baptiste Mathon a lieu le jeudi 8 septembre à Paris, dans les jardins du Trocadéro, face à la tour Eiffel, objet de la transaction supposée de Lustig. Ce court sujet d'ordre historique de 11 minutes intègre une émission enregistrée par un incontournable animateur du service public, Stéphane Bern, le 13 septembre. De fait, c'est l'occasion de tordre le cou à une légende du genre évoquée dans le volume, celle de Victor Lustig. Mon court entretien - une ou deux minutes - intervient en fin du sujet de la future émission "Gare aux faussaires". Il a fallu deux heures de tournage pour cet entretien, filmé sous divers angles, avec divers champs et diverses caméras dont une petite Osmo. Il a encore fallu négocier avec les aléas du moment, le soleil jouant alternativement avec les nuages et un ouvrier égosillant son marteau-piqueur contre un mur du musée de la Marine. Bref, un moment sympa où la prestation relève autant du jeu d'acteur que du narrateur de l'histoire. Le magazine est diffusé fin septembre.
Le journaliste Baptiste Mathon et le caméraman, dans les jardins du Trocadéro. En 2012, Baptiste Mathon était l'auteur d'un premier roman : Salutations non distinguées…, paru chez Mon Petit Editeur. Avant France 2, il a officié chez Canal et ITélé.
Le 30 septembre 2016 sur France 2, l'entretien conclue le reportage ''Victor Lustig, l'homme qui a vendu la tour Eiffel'' du magazine Visites privées de Stéphane Bern intitulé ''Gare aux faussaires''.

mercredi

Miniac dans un documentaire sur Planète +


En ce mois de mai 2016, j'interviens dans un documentaire de 55 minutes réalisé pour la chaine Planète+ consacrée à l'investigation et au judiciaire. Ce métrage est focalisé sur une affaire emblématique de l'entre-deux-guerres à laquelle, curieusement, peu de livres sont consacré : l'affaire Stavisky. Mon ouvrage Affaires d'Etat, Affaires Privés y a été donc évoqué au terme de cette heure d'entretien avec le réalisateur, relative à cette affaire retentissante aux conséquences politiques. La diffusion du nouvel épisode de cette même série de documentaires est prévue du 15 décembre 2016 au 7 janvier 2017 sur la chaîne thématique de Canal + et de France Télévisions.

lundi

Miniac sur France 24


Sur la chaîne télévisée internationale France 24, le magazine hebdomadaire "Sept Jours en France" consacre un reportage à Guillaume le Conquérant à l'occasion du 950e anniversaire de la Bataille d'Hastings. Le 14 octobre 2016, le documentaire de 12 minutes 30 intitulé "Guillaume, une vie de conquête" présente longuement notre travail sur Guillaume.
La commémoration est l'occasion de présenter à nouveau ce travail dans la presse régionale, ici dans le n° 15 du trimestriel MyNormandie (numéro d'automne 2016) ou encore dans l'hebdomadaire Tendance Ouest Magazine du 13 octobre 2016.

dimanche

Quatre histoires courtes sur France Bleu Haute-Normandie


Le vendredi 4 septembre 2015, l'enregistrement radiophonique de quatre histoires courtes s'est déroulé à Rouen, avec le journaliste Richard Gauthier de France Bleu Haute-Normandie. Quatre affaires d'escroquerie parmi celles que la région a suscitées, issues de mon dernier volume, "Affaires d'Etat, Affaires Privées", paru chez l'excellent Métive en avril 2015. Centrées sur Lisieux, Le Havre, Rouen, Evreux, Saint-Georges-du-Vièvre et Amfreville, elles passeront à l'antenne le vendredi 11 septembre prochain. Soyez à l'écoute si vous en avez le loisir, ce d'autant qu'une surprise attendra les auditeurs de la station régionale...
Georges Rème.
Clément Passal.
Gisèle de Gisors. Roméo et sa Juliette, Villemessant Tout commence à Rouen, en 1810. Le 22 avril, nait Hyppolyte de Villemessant. L’enfant apparait dans une famille bourgeoise de la ville aux cent clochers. Mais ce n’est pas dans le commerce de rubans que l'ambitieux jeune homme réussit. Après la faillite de son négoce, il se lance dans la presse à Paris. Son domaine. Dès 1839. Il sera le grand patron de presse du Second Empire. Il reprend notamment le moribond Le Figaro en 1854 et assoit son succès. C’est dans ce bihebdomadaire libéral qu’en mai 1877 parait un article relatant l’histoire d’une jeune héroïne de la guerre de 1870,vous savez, celle entre Français et Prussiens. L'héroïne est une jeune Française de 22 ans, elle était alors employée auxiliaire du bureau télégraphique de Pithiviers, dans le Loiret. Lors du conflit, elle a espionné dans son bureau de poste, permettant de sauver 40.000 soldats français. Dès lors, son nom vole de bouche en bouche. Elle se nomme Juliette Dodu. Les faits relatés dans l’article signé d’un prête-nom sont édifiants. Lorsque les Prussiens envahirent Pithiviers le 20 septembre 1870, ils investirent le bureau du télégraphe des Dodu, lesquels furent dès lors relégués au premier étage de la poste. La jeune fille était téméraire : elle bricola alors une dérivation sur le fil télégraphique passant dans sa chambre. Et elle intercepta les transmissions des Prussiens. Mieux, elle fit parvenir secrètement ces dépêches aux autorités françaises. Mais pour son malheur, le montage de la dérivation fut découvert par les occupants. Lesquels condamnèrent la jeune espionne à la peine capitale. Fort heureusement, l’armistice fut signé et, in extremis, Juliette fut graciée par le prince Frédéric-Charles de Prusse. Dès lors, après la révélation du Figaro, l’héroïne française est couverte d’honneurs. Elle devient la première femme en France à recevoir la médaille militaire, en 1877, et la Légion d'honneur à titre militaire, en 1878. Cependant, des esprits tatillons s'interrogent. Ils s’aperçoivent que ce récit héroïque possède ses parts d’ombre. D'énormes parts d'ombre. Aucune source d’archives ne le corrobore. Ennuyeux, bizarre même. Les Prussiens avaient quitté Pithiviers trois semaines avant les faits relatés. Juliette ne connaissait ni la langue de Goethe, ni les codes prussiens, indispensables pour capter au son des messages chiffrés. Il n'y a pas trace de la condamnation à mort de Juliette, ni de sa grâce princière. Le directeur des Postes et Télégrammes de l'époque avait relaté tous les actes de résistance de ses employés durant le conflit. Mais pas celui de Juliette. Aucune mémoire de guerre de haut-gradés ne la cite. Alors, pourquoi cette mystification ? Parce que la jeune Juliette est avenante. Et qu’elle a un Roméo. Ce Roméo, elle l’a rencontré en 1873, alors qu’elle était responsable du bureau télégraphique d'Enghien-les-Bains. Et ce Roméo s’amouracha de la belle Juliette. De la jeune Juliette, de 38 ans sa cadette. Au point de lui obtenir la légion d’honneur. Ce Roméo-là meurt en 1879 à Monte-Carlo. Il se nomme Hyppolyte de Villemessant. Il ne verra pas la mort de sa protégée, trente ans plus tard. Juliette meurt en 1909 chez le peintre Odilon Redon, son beau-frère. Aujourd’hui, parmi les nombreux lieux commémorant l’auteure de cet exploit fictif, il existe une rue au Havre. Les légendes ont la vie dure. Même celle imaginée par un Roméo rouennais nommé Villemessant.

vendredi

France Bleu Cotentin


En juillet 2015, retrouvez Jean-François Miniac en entretien avec la journaliste Katia Lautrou sur France Bleu Cotentin, autour de ses livres Les Nouvelles Affaires Criminelles de la Manche, Les Mystères de la Manche et Les Nouveaux Mystères de la Manche.

lundi

France Bleu Haute-Normandie, 15 mai 2015 !


Ce lundi 11 mai, l'entretien avec Richard Gauthier a été enregistré aux studios de France Bleu Haute-Normandie à Rouen. Vendredi 15 mai 2015, vous pourrez donc m'écouter dans l'émission Vu d'ici, de 14 à 16 heures...
... autour de deux affaires normandes tirées de ma nouveauté parue en avril : "Affaires d'Etat, Affaires Privées, Les Grandes Heures de la République" Cerise sur le gâteau, les auditeurs de l'émission pourront gagner des exemplaires du livre, offerts par la maison d'édition Métive. http://www.gesteditions.com/metive/affaires-d-etat-affaires-privees-les-tres-riches-heures-de-la-republique

mardi

Chronique criminelle sur SNCF-La Radio


En ce 18 décembre, la grande presse annonce la disparition de Ronald Biggs (1929-2013) dit Ronnie, auteur du fameux casse du train Glasgow-Londres en août 1963 et compère que ce cher Bert Spaggiari avait rencontré à Rio. Le hasard fait que, ce même jour, SNCF-La Radio m'informe d'une belle nouvelle autour de la criminalité ferroviaire : chacune des histoires des Grandes Affaires Criminelles du Rail , livre paru chez de Borée en novembre, sera réécrite sous forme courte pour faire prochainement l'objet d'une chronique criminelle sur SNCF-La Radio, l'antenne du groupe SNCF. Cette pastille de deux minutes 20 a été mise en boite par la journaliste de la matinale Delphine Rabasté, les 20 et 29 janvier 2014, puis les 10 affaires diffusées dans la foulée. Un vrai plaisir, cette nouvelle corde. Un petit challenge aussi, ce format court pour raconter une affaire ! Pour l'heure, sont évoqués les affaires de Lubanski à Saulce-sur-Rhône en 1870, de l'inventeur Louis Leprince en 1890, de la malle de Couville en 1896, de Leblanc et Leuthreau en 1908, de l'affaire du conseiller Prince en 1936, des lingots d'or en 1938, du Milliard de la Banque de France à Clermont-Ferrand le 9 février 1944, de l'attaque de Neuvic-sur-Isle en juillet 1944 et du groupe M5 en 1984. Wait and see !

jeudi

Miniac chez Jacques Pradel, L'Heure du Crime, RTL.

Les Grandes Affaires Criminelles du Rail dans L'Heure du Crime, chez Jacques Pradel, sur RTL, le 27 janvier 2014 : Chaque jour de la semaine, du lundi au vendredi, de 14 à 15h, le journaliste-écrivain Jacques Pradel anime l'émission L'Heure du crime sur les ondes de RTL, première radio de France devant Europe 1, France Inter, Europe 1, RMC et France Bleu avec 12, 5 % d'audience en parts cumulées. Depuis le 25 août 2010, il présente L’heure du crime, ce rendez-vous quotidien relatant au moins un fait divers ayant marqué les Français, analysant les grands faits divers judiciaires de France. Auteur de quatre livres de "True crime" à compter de 2010, parus aux éditions Télémaque, Jacques Pradel a écrit une dizaine de livres en parallèle de son activité journalistique, couronnée d'un Prix Roland Dorgelès. Chaque jour, l'émission est écoutée par 900.000 auditeurs en 2013. L'émission ayant initialement contacté les éditions de Borée pour un passage à l'antenne en décembre et ne pouvant être disponible à l'époque, nous avons convenu d'un nouveau rendez-vous après les fêtes, en janvier, précisément le 27 lundi janvier 2014. EDITO : "Bonjour à tous ! Tout le monde a en tête « le crime de l’Orient Express » d’Agatha Christie ou, plus près de nous, le film de Costa Gavras « Compartiment tueur ». On a eu envie de savoir ce qu’il en était dans la réalité. Mon invité, Jean-François Miniac, scénariste et dessinateur, est littéralement fasciné par le sujet. Avec lui nous allons remonter le temps, depuis l’été 1984 où un mystérieux groupe terroriste « M5 » a fait trembler la France avec ses attentats contre des gares, à Lyon, à Grenoble, à Annecy. On évoquera la mystérieuse affaire de la mort du conseiller Prince, retrouvé déchiqueté sur une voie de chemin de fer près de Dijon, à l’époque du scandale Stavisky. Dans les « incontournables », nous vous raconterons une affaire de malle sanglante qui plonge les enquêteurs de la sûreté parisienne dans le milieu des collectionneurs de timbres. Bref, nous constaterons que la fameuse phrase gravée sur les vitres des compartiments de chemin de fer « E pericoloso sporghersi » est toujours d’actualité !" Jacques Pradel Le vendredi 24 en fin d'après-midi, après avoir été averti d'un premier choix en début d'après-midi, j'ai été informé par l'assistante de Jacques Pradel, Perrine, des quatre affaires ferroviaires qui seront évoquées durant l'émission, toutes quatre issues du livre de chez De Borée, comme illustration de la criminalité ferroviaire. Pour l'équipe de L'Heure du crime, le fait d'avoir du matériel sonore est aussi une condition dans le choix des histoires. Un nécessité s'impose : diffuser du matériel sonore pour l'une ou l'autre des affaires. Les voici donc : L'affaire Joseph Aubert et Marguerite Dubois, samedi 15 mai 1896, Paris et Couville (Manche). Cour d'assises de la Seine, Paris, 5 novembre 1896. L'affaire du conseiller Prince (183-1934), mardi 19 février 1934, Dijon (Côte d'Or). Affaire classée Acte de naissance d'Albert Prince ( Grand merci à Sylvain Larue). L'affaire Auguste-Lazare Méla (1895-1960) et l'attaque du train d'or ( Joe Rossi, Etienne Demarque, Emile Long, Jean Silvestri, Ange Simon, Joseph Dessi-Attlilo, Paul Leca), 22 septembre 1938, Marseille-Sainte-Barthélémy. Cour d'assises des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence, 24-26 octobre 1940. L'affaire M5 le maudit, Thierry Maitret et Claude Vallot, 13-17 août 1984, Lyon, Annecy et Grenoble. Cour d'assises de Haute-Savoie, Annecy, 25 novembre 1988. Arriver à Paname au matin par la gare Saint-Lazare, passer devant le lycée Condorcet cher à Serge Stavisky, puis rue du Faubourg Saint-Honoré, puis devant la place Beauveau, siège de la DST, curieusement comme autant de lieux présent dans les affaires de la prochaine émission. Puis, après cette marche à faire du lèche-galeries, picorer avant de me rendre devant RTL et d'y rencontrer la responsable de collection chez de Borée, ponctuelle au rendez-vous. Au final, en arrivant au 22 rue Bayard, l'assistante de l'émission m'indique que celle-ci se focalisera sur l'affaire M5 ( celle que je maîtrise le moins), l'affaire Prince, l'affaire Aubert-Dubois, l'affaire Steffen et, in fine, l'affaire du train d'or. Après discussion, nous évacuons l'affaire Steffen, une des dix convenues jeudi dernier en présélection. Enfin, l'affaire du train d'or n'est pas évoquée au fil de l'émission, par manque de temps. Une heure de direct, dans une ambiance détendue et conviviale, sans penser un instant à la densité des milliers d'auditeurs, avec un Jacques Pradel, maître de ses sujets et du timing, oscillant entre maîtrise et imporvisation. Du grand art et un vrai bonheur ! Une heure trop vite passée, au regard de la richesse des affaires évoquées. Un plaisir aussi de constater combien Jacques Pradel a apprécié l'ouvrage. Grignoter dans le parc du Théâtre Marigny, au marché aux timbres évoqué dans l'affaire de la malle sanglante de Couville, puis musarder dans les galeries de l'avenue de Matignon ( de paisibles Marquet, du Buffet à foison, un délicieux Brueghel, des Boudin, des Dufy), puis celles de la rue de Miromesnil (Un Marcel Duchamp) avant de rejoindre la gare Saint-Lazare à 16 h 20. Retour vers le quotidien dans une ambiance printanière. RETOUR SUR EMISSION Naturellement, je découvre que l'émission est finalement écoutée par des proches et connaissances, tel un vieux copain de collège écoutant la station en sourdine dans sa filiale d'exportation dentaire, mais aussi des inconnus, cousine et auteurs de BD, qui prennent dès lors contact et découvrent votre travail. Déjà, de premiers retours positifs d'auditeurs : Céline ("Jacques Pradel a "dévoré" le bouquin, ce sont ses propres mots, et il était sincère au vu de son large sourire et de son regard pétillant. Une belle "prestation" de Jean-François pour couronner le tout, chouette! "), Christine, Laura, Marie-Anne ("Belle émission !"), Alexandre, Marie-Ange ("J'ai beaucoup apprécié vos récits , si précis et intéressants. J'ai écouté en direct et j'ai été captivée , et agréablement surprise d'entendre un sujet bien préparé qui fourmillait de détails. Dommage, c'était trop court. Felicitations. Je vais aller vendredi à la Fnac acheter votre livre "), Stéphane Ha( "Désormais deux grands raconteurs d'histoire."), Jacqueline Po ("J'ai écouté en direct tout en travaillant : très captivantes, ces histoires." ), Crom ( "Vachement bien, ta prestation." ), Philippe Po, André Pa, Lionel Ca("Tu as vraiment assuré, vieux. Prestation d'autant plus réussie qu'elle était en direct."), Charlotte Le ("L'émission était très bien et très intéressante. "), Philippe Ta ("Je vous ai écouté hier avec Pradel, j'écoute chaque jour son émission, dans mon atelier en grattant du papier avec une plume en acier et de l'encre qui tâche les doigts... Et je ne vais pas tarder à me procurer le bouquin dont vous avez parlé chez Pradel, cet aprem."), Manu ( "Tu cartonnes. Bien, l’émission de radio ! C'était fluide et intéressant. Je m'attendais à ce que les crimes du rail se passent tous dans des trains, mais en fait, ça englobe les gares également."), Christian-Louis ("Il est médiatique, le Miniac !"), Franck Du ("Tu as une voix de ministre, posée, à la radio. Je ne reconnaissais pas ta voix au quotidien, si ce n 'est par quelques intonations"), Odette Ma du Coglais ( Jacques Pradel a fait beaucoup de compliments sur son livre), Paule Du et Jérôme Po ( Petit retour sur mes impressions d'auditeur de l'émission. J'ai passé les premiers instants à m'étonner de ne pas trop reconnaître ton timbre de voix, un peu voilé ai-je trouvé. Quoiqu'il en soit je suis très vite rentré dans les trois récits, très passionnants ! Avec des petits détails qui m'ont parfois bien amusé, malgré le contexte sordide des affaires. Une petite préférence pour le récit de l'affaire de la malle, le fameux "crime philatélique"... Mais qu'est-ce qui passe donc parfois par la tête des gens ?! Et pourquoi ne pas s'être débarrassé du corps dans la Seine, c'était moins loin ! Et les petites discussions innocentes sur la profondeur des eaux avec les autochtones en bord de mer alors que la malle était à la gare... Il y a vraiment eu des instants jubilatoires ! Mais j'ai aussi bien aimé les éléments liés au hasard. Très présents dans la première histoire. Bel exemple de réalité qui dépasse la fiction, un romancier se ferait recaler avec le coup du mec suivi à partir de la cabine téléphonique... Comme Jacques Pradel et toi l'avez souligné, la non-préméditation de la plupart des crimes et le côté huis clos d'un voyage en train où les protagonistes ne se connaissent pas donnent pas mal de piment à découvrir ces affaires. On sent d'ailleurs que Jacques Pradel ne s'est pas forcé à lire ton bouquin, il a l'air d'être très amateur de ce genre d'enquête, même de polar plus généralement. J'ai été déçu de voir que l'émission était déjà terminée.). Et des félicitations : Agénor LR, Yann A, Thierry, Aurélien M, Stéphane Ol, Guyslaine. Et, formule du temps, de rapides appréciations facebookienne ( Catherine Go, Sortie d'Usine, Lionel, Christian-Louis Ec, Roselyne An, Maryse Co, Sébastien Ro, Edouard Ba, Emmanuel P,Charly Sa, Jacques, Céline Hy, Félicia Or, Cédric Gé, Jeanne Sa-Ch, Pauline Ca, Karine Le, Catherine Le, Olivier B, Vincent Du, Zone Livre, Fabrice Le Hé, Thierry Gi, Olivier Br, Severine, Mélanie Si, Catherine Le, Aurélien Ma, Manu De, Popeye, Luc Tu, Carole DuR, Maryline Ma, Sofia Az-Be-Man, Martine Be, Mareva Fe, Priscilla, Alexe Ty, Jean-Luc Co)

MEDIAMETRIE : Avec plus de 4 millions de téléchargements en décembre 2013, RTL est la seconde station la plus téléchargée en France. Après Laurent Guerra et Les Grosses Têtes, L'Heure du crime est la troisième émission la plus téléchargée de la station, avant celles de Marc-Olivier Fogiel et Eric Zemmour. Pour réécouter l'émission, voici un lien ou en haut à droite de la page d'accueil du blog : http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/ecouter/l-integrale-les-grandes-affaires-criminelles-du-rail-7769192699 Le livre sur le catalogue des centres culturels Leclerc pour Noël 2013, entre Stéphane Bern et Les Poilus.

mercredi

Les Grandes Affaires de l'Histoire n°2, revue historique


Les Grandes Affaires de l'Histoire est une nouvelle et belle revue trimestrielle consacrée à l'Histoire, comme son nom l'indique, et éditée par le groupe de presse parisien Oracom. Consacré aux 30 grandes affaires criminelles saillantes de France, son premier numéro est sorti en kiosque en juillet 2013, fort d'une pertinente maquette. Parmi les plumes rassemblées, vous retrouvez de grands spécialistes de la criminalité : le prolifique mémorialiste de la criminalité parisienne Sylvain Larue, Thierry Desseux, Vincent Brousse, auteur des Grandes Affaires Criminelles Politiques, Jean-Christophe Belser, Philippe Grandcoing, professeur agrégé d'Histoire en classes préparatoires et docteur en histoire contemporaine. Et l'interview du spécialiste des tueurs en série mondialement reconnu, Stéphane Bourgoin, lequel a interrogé soixante-quinze serial killers. Cent cinquante pages passionnantes à lire à la plage ou ailleurs. A dévorer ! (Cliquer sur l'image pour l'agrandir) Les Grandes Affaires de l'Histoire n°2. Le second numéro de la revue, celui de l'automne 2013 (octobre-novembre-décembre), est consacré à "15 grandes affaires qui ont bouleversé l'Histoire", entre assassinats, corruptions et scandales, de Raspoutine à JFK, de Stavisky à Gandhi, de Panama à Sarajevo. Dans ce cadre, le lecteur retrouvera, outre Philippe Grandcoing, Vincent Brousse et Christophe Belser déjà cité, deux nouveaux auteurs, deux spécialistes du genre True crime : Jean-Michel Cosson et Jean-François Miniac, dont les quatre pages de l'interview recueillie par Elodie Plassat se focalisent sur les dessous du monde du renseignement. Il est à noter que la maquette de ce nouveau numéro est toute aussi soignée que la précédente. Passionnant de bout en bout pour qui aime l'Histoire.

France Bleu Cotentin


France Bleu Cotentin reçoit Jean-François Miniac pour son nouvel ouvrage.
Pour écouter l'émission en podcast :

samedi

Décryptage Café Crime, Europe 1 bien entendu !






"...œuf dur café-crème
café arrosé rhum
café-crème
café-crème
café-crime arrosé sang !… "

écrivait le cotentin Jacques Prévert dans son poème La grasse matinée.

Depuis août 2008, une émission d'Europe 1, Café crime, dont le titre est emprunté à cette poésie, est animée par un autre Jacques, Jacques Pradel. Aux antipodes du spectaculaire, elle analyse et raconte les grands faits divers judiciaires que la France a connu. Unique émission radiophonique française exclusivement consacrée aux faits divers, elle s'est installée comme une émission de référence, bénéficiant notamment d'un important public féminin, extrêmement friand en la matière. Parmi les quelques 200 titres actuels de la collection des grandes affaires criminelles dirigée par Anthony Frot, l'émission a déjà accueilli une dizaine de ces auteurs de De Borée, l'encyclopédique Sylvain Larue, l'avocat pénaliste Jean-Charles Gonthier, l'excellent Alain Moro, le journaliste Gérald Massé, l'historien Christophe Belser, Pascal Nourrisson, l'anthologiste Albine Novarino-Pothier, etc...
BIBLIOGRAPHE de Jean-François Miniac chez De Borée (janvier 2012) :
* 1 : Les Grandes Affaires criminelles de l'Orne, préface d'Alain Lambert, De Borée, Paris, septembre 2008.EPUISE en janvier 2012

* 2 : Les Nouvelles Affaires criminelles de l'Orne, De Borée, Paris, septembre 2009.
* 3 : Les Mystères de la Manche, préface de Jacqueline et Claude Briot, De Borée, Paris, novembre 2009.EPUISE en janvier 2012

* 4 : Les Grandes Affaires criminelles de Normandie, collectif, De Borée, Paris, novembre 2009.

* 5 : Les Mystères de l'Orne, De Borée, Paris, janvier 2011.

* 6 : Les nouveaux Mystères de la Manche, De Borée, Paris, février 2011.

* 7 : Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, De Borée, Paris, avril 2012.



Hélène Tellier, responsable des relations avec les médias.

Le 31 mai 2010, de 13 heures 30 à 15 heures, Café crime sera entièrement consacrée aux grandes affaires criminelles de l'Orne, évoquées au travers du second des deux ouvrages de Jean-François Miniac parus chez de Borée en 2008 et 2009. Le médiatique journaliste d'investigation, celui qui, en 1995, initia l'enquête sur l'affaire des disparus de l'Yonne, accueillera l'auteur normand pour retracer avec lui divers histoires saillantes de la criminalité ornaise. Comme à l'accoutumée, reprenant le flambeau des Pierre Bellemarre et autres Philippe Alfonsi ("Histoire d'un jour" avec Patrick Pénot) ayant marqué l'esprit de cette radio, l'émission débutera par un récit lu par Jacques Pradel, réécrit par le journaliste, parfois sur la base d'un ours de son assistante Virginie Maillard : l'affaire François Bassière à Saint-Evroult-de-Montfort ou l'affaire André Roussel à Mauves-sur-Huisne. Ensuite, sur le ton de la conversation, seront évoquées la plupart des sept affaires envisagées avec la journaliste en charge des invités, Perrine Suquet.
La sélection a été arrêtée trois jours avant l'émission, après lecture des chapitres par la journaliste, positive. Les voici: l'affaire François Bassière le 22 janvier 1862 à Saint-Evroult-de-Montfort (Tome 2, chapitre Comme une poupée russe, jugée en juillet 1862 et mars 1863), l'affaire Emile Buffon à Joué-du-Plain le 16 juin 1944 (Tome 1, chapitre La terre de France buvait son propre sang, non jugée), l'affaire François Van Aerden à Rânes le premier septembre 1944 (Tome 1, chapitre Dans le secret des futaies, non jugée), l'affaire Berthe Moreau à Mauves-sur-Huisne le 16 janvier 1947 ( Tome 2, chapitre Hamlet dans un nid de vipère, jugement le 21 février et le 21 novembre 1948), l'affaire Alfred Locussol à Alençon le 3 janvier 1962 ( Tome 2, chapitre La double mort du camarade Alfred, jugement les 11 et 12 juillet 1962), l'affaire des deux frères Rosselli du 9 juin 1937 à Bagnoles-de-L'Orne et jugée en octobre 1948 ( Tome 1, chapitre Le duce en Normandie), l'affaire Léontine E. le 15 juin 1976 à Couterne ( Tome 2, chapitre Léontine la désencraudeuse, jugement en 1977), une affaire symbolique des affaires de sorcellerie normande, l'affaire Victor Delorme de Saint-André-de-Briouze en 1948 (Chapitre Sous l'emprise de Satan), l'affaire de Saint-Maurice-du-Désert en 1948, d'Hesloup en 1977.


C'est en entrant dans les studios, cinq minutes avant la prise d'antenne, que l'invité connait le déroulé précis de l'émission, le choix du traitement des divers affaires présélectionnées. Souvent, Jacques Pradel ajoute une nouvelle affaire lui ayant particulièrement plu à la lecture des ouvrages et en informe donc l'auteur à son entrée dans le studio... Et il est parti en week-end avec les deux livres sous le bras, a confié Perrine... Au cours de cette émission de 90 minutes en direct, les auditeurs, au premier rang desquels les Ornais, auront la possibilité de réagir par le biais de courriels adressés à la station radiophonique de la rue François 1er. Voici le lien pour contacter l'émission en direct : http://www.europe1.fr/Infos/Cafe-crimes/
Les affaires rânaises. D'ailleurs, par voie d'affichettes apposées dans les commerces, un relais particulièrement dynamique, Damien T., s'est proposé d'informer le canton de Rânes de l'évocation des affaires Buffon et Van Aerden, quelques jours avant l'émission... Si la fille d'Emile Buffon est décédée du 16 janvier dernier, finalement très heureuse que son père soit blanchi dans le premier tome (Ses propres enfants sont heureux d'avoir pu le lire également, dénouant un silence familial), d'autres témoins directs ou proches de l'affaire et de sa cousine, l'affaire Van Aerden, seront à l'écoute et réagiront éventuellement.

"C'est le moment du départ" a écrit avec émotion Anthony Frot à ses auteurs. "Ces six années passées ensemble resteront solidement ancrées dans ma mémoire. Je n’oublie pas les éclats de rire, les échanges où les points de vue s’exprimaient sans concession, la passion autour de chaque projet mené ensemble." Les auteurs non plus, pour lesquels il restera un directeur éditorial amical et exigeant. Le jour de l'émission, son dernier jour de fonction, Anthony Frot m'accompagnera dans les studios pour cette première, cerise sur le gâteau d'un fructueuse et chaleureuse collaboration éditoriale. Bon vent portant aux aventures américaines du dynamique thiernois en partance !


RETOUR SUR L'EMISSION
" A 12 h, enjoués, Anthony Frot et moi déjeunons sur les Champs, discutant de sa décision radicale -ses raisons, ses modalités- de vivre une enthousiasmante expérience new-yorkaise, moment de détente, de vraie coupure, avant le départ pour la rue François 1er, à quelques pas de là. 13 h 20, Perrine vient à notre rencontre - trentenaire à l'allure d'une Birkin toscane- et nous accompagne dans la cour intérieure où patiente Jacques Pradel. Je m'attendais à un homme de petite taille, débonnaire, c'est idiot. Le bonhomme m'apparait grand, au regard direct, à la franche poignée de main. Il nous présente un jeune assistant, Guillaume Vassot je crois, le troisième pilier de son équipe si j'ai bien pigé. Surprise : le journaliste m'explique avoir finalement choisi deux affaires, en dehors de la liste évoquée avec son assistante, l'emblématique Charlotte Corday et l'affaire Morin de Couterne, pour la partie récit, avant les actualités de 14 heures. Obligation d'improvisation, sans filet. Aïe. Deux affaires non revues depuis l'écriture du livre, voici plus d'un an. Depuis, j'ai noirci pas loin de 900 pages... Chaud, chaud. Nous nous installons dans le studio "Coluche", une pièce intimiste autour d'une table circulaire pouvant accueillir six personnes et dont l'un des murs est un verre teinté donnant sur la régie, dans laquelle s'est installé Anthony, ainsi que le responsable technique. Courtois, Jacques Pradel sert gentiment un café. Le journaliste et une charmante meneuse de jeu, Julia me dira Manu en auditeur inconditionnel de l'émission, restent dans le studio. Top départ.

"Café crime" débute. Pendant que, casque sur les oreilles, Jacques Pradel vit son récit en lisant un jeu papier, je relis mes chapitres en vue de questions annexes, curieusement détendu, concentré, sans pouvoir l'écouter, sans non plus entendre les décors sonores des récits. Je note quelques détails du studio, l'horloge numérique et les quatre écrans face au journaliste, dont LCI en continu. Après le journal, la tension monte avec les présentations d'usage, rapide, et hop, dans le bain des questions, le nez contre un gros micro poilu et bleu. La rédaction, c'est une chose, la communication, c'en est une autre. Cependant, la crainte du trou de mémoire, du bafouillage, de la colle, tout ceci s'efface aussitôt. A la première coupure publicitaire, le journaliste me dit que mon intervention était bonne, rassurant et souriant. Le patron connait la musique, rassurer l'invité en fait partie, donne le "la". Un coup d'oeil au travers du verre fumé : Anthony me confirme d'un OK du pouce en guise d'acquiescement. "Les premières minutes sont essentielles", m'avait-il indiqué au déjeuner. Cela roule. Jacques Pradel enchaîne sur Léontine la désencraudeuse, un type d'affaire qui lui plait, ayant évoqué l'ouvrage d'une ethnologue avant la prise d'antenne.

Je retrouve alors l'animateur que je connaissais comme spectateur de l'étrange petite lucarne, tout en rondeur et connivence. Des éclats de rire, le courant passe. Le monsieur est souriant, avenant, chaleureux. Je sens que je donne trop de "totalement". Faut que j'arrête. A la seconde interruption, on discute du choix des autres affaires, en totale improvisation, parmi les six autres arrêtées en fin de semaine. Le choix se porte sur celle d'Alfred Locussol, et c'est reparti. Et ainsi de suite. Un autre café servi. En off, on évoque les histoires rânaises. "Je ne les sens pas, elle sont compliquées." me dit-il. A un moment, dans une coupure de pub, il reçoit une sortie papier du mail d'un auditeur, Christian Van Aerden. "Vous connaissez ?" me demande-t-il. J'opine du chef. Le Fertois m'avait dit qu'il interviendrait volontiers. La lecture de ce message - des remerciements pour avoir lavé l'honneur de son grand-père François- fait plaisir à l'animateur et semble être une étincelle pour l'évocation de l'assassinat en question, une affaire à laquelle je tiens particulièrement. Pensée aux familles des victimes qui écoutent. Louis S., monsieur K., les de Baermaeckere et l'instituteur qui a mené l'enquête, Fernand Despres. Par ce biais, je peux aussi évoquer l'affaire cousine, celle d'Emile Buffon, que certains auditeurs attendent dans l'Orne, des témoins et relais notamment. Il revient sur ses doutes : "Elles sont longues. Vous les maîtrisez ?". "Oui". Cela l'emporte, c'est parti. Trop court, bien entendu. Une ultime histoire, ce sera l'affaire Berthe Moreau, car il l'estime moins complexe que d'autres, telle l'affaire Bassière ou celle des frères Rosselli, pour le timing restreint. A la dernière coupure, il reste trois minutes. Trois petites minutes pour conclure l'évocation de l'affaire, les deux testaments, la manipulation du jeune Paul, l'assassinat, les deux procès... Quelques précisions pour compléter son résumé improvisé avec brio et, une pirouette après, le duo de circonstance -merci patron !- retombe sur ses pattes. Du travail d'orfèvre, aux petits oignons. Les remerciements d'usage. Rideau. C'est fini pour l'Orne. Demain, un autre numéro de duettiste, avec un autre invité. L'affaire d'Ouvéa, je crois. J'étais tellement dans le récit que je n'ai pas vu entrer, ni s'asseoir, une jeune femme dans le studio. Echange de regard. "La fille de chez Drucker", me dis-je. Sur le coup, son nom m'échappe. La pétulante Faustine Bolleart, naturellement. Crétin. Pradel s'adresse maintenant à l'animatrice pour qu'elle enchaîne la présentation de son émission "Et si c'était ça le bonheur". Tandis qu'elle parle aux auditeurs, guillerette, chacun range ses affaires. L'émission s'achève déjà, avec la sensation de n'avoir finalement pas dit grand chose. Et avec le sentiment d'être littéralement bluffé par le monsieur.
Un sens du timing, de la concision si nécessaire, du zoom aussi, une précision d'horloger. Finalement, dans cette émission, la narration relève de la poésie, fluide et elliptique, avec, soudainement, des détails au scalpel ou des recadrages généraux. Une narration version "Google earth". Tu survoles le récit et puis, au débotté, des zooms. Le journaliste-animateur possède une mémoire éléphantesque, évoquant les affaires sans aucune prise de note devant lui, avec les seuls livres lus au week-end ! Anthony Frot me dira ensuite que le maître de cérémonie possède une prodigieuse mémoire photographique.
A la coupure d'antenne aux informations de 15 heures, Jacques Pradel dit "avoir bien aimé notre dialogue", précisant que j'avais une voix radiophonique et ajoutant, comme je lui avoue ma tension, "Votre stress ne s'est pas du tout entendu à l'antenne et c'est là une qualité essentielle". Parole d'un "anxieux chronique", tel qu'il se définit.
"Vous venez en griller une avec nous ?" "Bien volontiers". Le temps de saluer la souriante et pétillante meneuse de jeu. Tous nous descendons à la cour discuter quelques minutes, entre débriefing improvisé et évocation de divers affaires" -Vous avez raison, Berthe Moreau, c'est du Chabrol !"-, la scientologie, la sortie imminente de son prochain livre, etc...
Côté crime, de Jacques Pradel, éditions Télémaque, juin 2009. Pour frissonner sans modération.

Se séparant, nous prenons un dernier verre. Anthony Frot en profite pour m'indiquer un tic de langage à brider pour de futures émissions, la répétition -totalement inconsciente- de "en fait", apparemment en début d'émission. Et aussi que Café crime compte près d'un million d'auditeurs. Puis la bouche de métro engloutit sa silhouette. Le rond-point des Champs-Elysées, calme en entrant dans les studios, est maintenant cerné de cars de CRS, de manifestants, d'une équipe de Canal +. Je demande à un CRS carapaçonné ce qui se passe. " C'est des Palestiniens, c'est la guerre!". Le soir, j'apprendrai l'abordage tragique du commando de Tsahal. Déambuler dans les somptueuses galeries de peinture de l'avenue Matignon et de la rue du faubourg Saint-Honoré me permet de décompresser. Le film à l'envers, bien entendu, tout en savourant des Dufy, Van Dongen et autres Soutine. Chez Sotheby's, un Andy Warhol. L'idée de sa fameuse phrase me traverse l'esprit, amusante en la circonstance : « Ma prédiction des années soixante s'est réalisée : à l'avenir, tout le monde sera célèbre pendant quinze minutes. ». L'allégresse du collégien venant de passer un oral, surtout. J'espère que les octogénaires ornais m'ayant donné leur confiance auront été satisfaits. Retour en province, content que cela soit passé. La petite chatte Lulu minaude dans le soir. Un jour comme un autre dans la brousse d'une pelouse.

Retour des auditeurs aussi, notamment de témoins des affaires évoquées, entre autres de la famille de monsieur André Roussel, la victime de Mauves-sur-Huisne en 1946...

"Ce midi, ma femme m'a appelé :
-Je suis en train d'écouter Europe 1.
- ...
- Une émission sur les affaires criminelles.
- Quelle aventure extraordinaire, ma chérie ! C'est pour ça que tu m'appelles ?
- Ils parlent d'un livre de JF Miniac ! Et ça à l'air très bien son livre !"
Voilà qui a rabattu mon caquet, j'ai arrêté mes moqueries :D. J'ai plus qu'à écouter maintenant, car je n'avais pas la radio ce midi...
" (Pascal Le M.)

J'étais prévenu que chaque émission suscitait des réactions de proches de l'invité, souvent insoupçonnées, car l'émission est finalement écoutée par beaucoup à cette tranche horaire. Celle sur l'Orne n'a pas dérogé à la règle. Des textos, beaucoup de courriels, un plaisir. "Ginette, tu vas t'en sortir !", "Je t'entends en direct, ça cause de l'OAS et du FLN apparemment ! Belle élocution... Mais chut ! J'écoute de mon bureau !" (Jérôme), J'ai écouté hier avec intérêt Europe 1... Je t'ai trouvé très convaincant et maitrisant bien ton sujet." (Pierre Guilmard), "Très belle émission cet après-midi." (Damien T.), "Bravo pour l'émission, mec. Trop classe ! Je suis sensible aux voix, ta voix ronde ferait merveille pour une chronique."(Emmanuel), "Je crois qu'il faut être bref : superbe. Précis, fluide, agréable.", (François M.), "Félicitations, le stress du début passé, belle performance ! On a bien ri à ta façon de reprendre Jacques sur la fille "Guy"" (Pauline), "La voix de JF passe très très bien sur les antennes. Nous avons senti une bonne complicité entre les deux hommes. Jean François est apparu très détendu durant toute l'émission et connaissant parfaitement les sujets évoqués." (Norbert et Claudine B). "Félicitations pour ta prestation dans Café Crimes ! Tu t’en es sorti comme un chef !" (Lionel S.), "Impérial. Tu as très bien défendu ta cause." (Stéphane O.), "Ca doit être impressionnant de se savoir écouté par des milliers d'auditeurs... Belle voix, très radiophonique !" (Luc, toujours aussi sympa)." J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt votre interview sur Europe 1 : vous êtes très à l'aise à l'antenne, dites-moi ! Une aisance sûrement due, en partie, au fait que vous maîtrisez parfaitement votre sujet.", (la journaliste Valérie A). "Il ne reste plus qu'à écrire la vie des Saints de l'Orne !", (Bruno di Giorgi). "Ton interview était passionnante. J'ai trouvé tes explications claires et captivantes."(Sophie D.), "Je me suis permis d'envoyer le lien à une amie de Caen et elle m'a dit que vous lui avez donné envie de lire vos livres.... donc, mission accomplie ! " (Sophie P). Merci pour leurs messages amicaux à ceux qui m'ont signalé avoir été à l'écoute, pendant ou juste après l'émission, au premier rang desquels Christian Van Aerden naturellement : Laura, Jérôme, Christine, Manu, Marie-Anne, Norbert, Claudine, Pauline, Françoise C, François, Odette, Fernand, Arlette, François et Roseline, Gisèle, sieur Gachignard, Germaine, Lionel, Pascal et madame, Damien, Pierre, Claire, Stéphane, Lucien, Gérard et Paulette, et à ceux qui l'ont écouté en podcast, Aurélien, Luc, Roger, Marie-Hélène, Valérie, Karine, Paul, Daniel, Joub, Bertrand, Georges L, Bruno DG, Jean-Pierre A, la cousine Maryse, Sophie D, Jean-Jacques, Yves C, Dominique, Sophie P, Olivier-G B, Yoann Riou qui ajoute :"J'ai entendu sur un podcast de café crime sur les tueurs de l'orne, c'etait marrant ! Quelle prestance ! ( mais y'avait un paquet de "en fait", ahahahha je taquine !)". "En fait, je l'ai écouté et, en fait, ta voix suave passe bien, en fait, je ne vois pas de reproche, en fait, non rien à dire, en fait.." note malicieusement l'ami Daniel. De surcroît, une tendance à finir mes phrases par des "voilà", notée par Lucien qui a pour habitude d'écouter Pradel en dessinant, précisant "J’imagine ton stress et je dois te dire que tu m’as bluffé.. Tu tenais ton sujet, pourtant assez touffu et complexe... C’était très intéressant..." "Félicitation pour ton interview ecouté sur le champ. Je l'ai trouvé vraiment très bien. Tu etais impec et n'ai pas remarqué du tout les répétitions pour lesquelles tu m'avais alerté dans ton courriel." précise Olivier-G B, bienveillant. "Bien documenté et passionnant des 2 côtés." ajoute l'ami Roger B, qui constate des "heu" de son côté. "J'ai pris beaucoup de plaisir à écouter l'interview, d'autant plus que les lieux évoqués sont proches de Fresnay Sur/Sarthe." (Yves C.) "Tu t'en es super bien sorti, à croire que tu es fait pour être derrière un micro ! Clair, pas du tout confus ; c'est plutôt rare pour quelqu'un pas habitué. " (Dominique M.) "J'ai tout écouté, m'écrit Paul, impertinent instituteur auquel j'indique qu'il n'est peut-être pas judicieux de transmettre le podcast à ses élèves au vu du caractère criminel, il n'y a rien de choquant : tu ne fais aucune faute de français ! Les enfants en entendent bien d'autres à la TV ! Et en plus on y parle de l'assassinat de Marat par Charlotte Corday, pile en plein programme de CM 2.". Par ailleurs, une question revient curieusement, banale et récurrente : "Pradel est-il sympa ?".
Finalement, pour le grand public, un tel passage radiophonique crédibilise une parole et, au-delà, cautionne des livres qui existaient par eux-mêmes par le simple fait d'un bouche-à-oreille positif. Hormis celle d'un chafouin, resté anonyme comme il se doit, la réaction positive générale s'ajoutant à celles de Jacques Pradel et d'Anthony Frot m'incite à reprendre le chemin des studios un jour ou l'autre, en toute décontraction, avec le sentiment d'un baptême du feu globalement réussi sur cette longue émission en direct. "J'étais sûr que vous auriez d'excellents retours. C'est important de se tester sur ce type d'émissions." conclue l'éditeur. Au fond, j'ai découvert le goût de communiquer ma passion pour ces affaires ornaises comme j'avais découvert le goût de l'écriture voici deux ans. A quand la prochaine ? Une certitude, ce ne sera pas un nouveau Café crime, cette émission de référence tirant sa révérence avec le départ de Jacques Pradel pour RTL, rupture annoncée le 2 juillet 2010, lors de l'ultime quotidienne. Dommage ! Demain, grasse matinée ! Demain, retour au quotidien aussi. Bientôt retour à l'essentiel, les mois de travail d'écriture, à chercher de la doc en archives, à peaufiner sa narration. A journée exceptionnelle, message d'une rare longueur. Qu'il serve encore d'aiguillon aux camarades auteurs qui auraient le loisir d'être invité à Café crime. Et aussi de décryptage aux auditeurs habitués de l'émission, curieux de ses coulisses. Pour conclure cette petite chronique d'un jour particulier, j'emprunterai sa phrase fétiche à un écrivain de génie dont l'érudition était désabusée et l'humour caustique, l'auvergnat Alexandre Vialatte, qui achevait ses indispensables Chroniques de la Montagne par un : Et c'est ainsi qu'Allah est grand. "


Dnas le courant de l'été 2010, vous pouvez réécouter Les grandes affaires criminelles de l'Orne, et celles d'une dizaine d'autres départements, en cliquant sur la carte de France de café crime, sur le site d'Europe 1.


L'émission Café crime a connu un succès quasi immédiat: 200 000 auditeurs à ses débuts il y a deux ans, 850 000 aujourd'hui en juilet 2010, soit une croissance de 0,5 à 1,3 point Médiamétrie. «Notre audience est très féminine, mais nombreux sont ceux qui nous écoutent en voiture et nous racontent que, happés par l'émission, ils restent dans leur véhicule à la porte du parking pour en entendre la fin», raconte Jacques Pradel.