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mardi

Charles Wislin, peintre.


Charles Wislin, né à Gray en 1852 et mort en 1932, est un artiste-peintre français. Biographie Le Franc-Comtois Charles Joseph Victor Wislin est le fils de Joseph Wislin (1804-1893), pharmacien chimiste à Gray. Il est l'élève de Jules Noël et de Jean-Paul Laurens. La fortune familiale étant assurée par les brevets pharmaceutiques de son père ( conservation de produits alimentaires, dont la viande en 1832, etc.), le licencié en droit Charles Wislin peut mener une vie aisée à Paris, résidant au 46 rue de Rennes, puis au 26, avenue de Wagram à Paris jusqu'en 1891, date à laquelle il fait édifier un immeuble au 28, rue Ballu1. En 1892, la Société J. Wislin et Cie (fabrication du « papier Wlinsi », et des « perles purgatives Guyon »), siège au 31 rue de Seine à Paris.
Charles Wislin se consacre essentiellement à la peinture des paysages de Montmartre et multiplie les voyages, tant en France qu'à l'étranger, notamment en Italie. Il est notamment présent à Fréjus en 1881, à Cabourg en 1900, à Pierrefond en 1901, à Pont-Aven en 1906, 1907, 1910, à Quimperlé en 1910, à Binic en 1911, à Thonon-les-Bains en 1912, à Carolles en 1913 et 1914, à Dinard en 1916 et 1917, à Pierrefitte-Nestalas en 1918, à Argelès-Gazost et à Luz en 1919, à Diekierch en 1925, au château de Jaulzy en 1928, à Tessé-la-Madeleine en 1929. En France, outre Fontainebleau et les côtes picardes, ce paysagiste amateur de photographie peint aussi la Bretagne, le vieux Saint-Servan d'avant-guerre entre autres et son quartier de la Cité d'Aleth, la maison de l'académicien Louis Duchesne où résident sa fille Yvonne et son gendre, l'architecte Alexandre Miniac. Pastels et huiles sur toile de petits formats forment l'essentiel de l'œuvre de ce pleinairiste remarqué dès 1886 par Guy de Maupassant. Durant plus d'un demi-siècle, ses œuvres sont exposées aux Salons annuels à Paris : Artistes français, Indépendants. Actuellement, une grande partie de son œuvre appartient à son petit-fils, l'avocat parisien Marcel Wislin, par ailleurs donateur de plaques photographiques de Lucien Tignole au musée du quai Branly.
Expositions Salon des artistes français, Paris, 1880. Salon des artistes français, Paris, 1881. Salon des artistes français, Paris, 1883. Salon des artistes français, Paris, 1884, salle 27 : deux paysages d'Etretat. Salon des artistes français, Paris, 1885 : "Labour d'automne en Picardie". Salon d'Etretat, été 1885. Salon des artistes français, Palais des Champs-Elysées, Paris, mai 1886. Salon des artistes français, Palais des Champs-Elysées, Paris, mai 1887. Salon des artistes français, Palais des Champs-Elysées, Paris, mai 1888. Toile "Honfleur", salle 29. Exposition universelle de Paris, 1889, exposition de la toile "Journée d'août sur les falaises d'Etretat". En 1889, il devient membre honoraire des artistes français. Salon des artistes français, 1890. Salon des artistes français, 1891. Salon des artistes français, 1893. Salon des artistes français, Champs-Élysées, 1895 : toile "Le champ du repos". Galerie Chaine et Simonson, au 19, rue Caumartin, à Paris : exposition collective en 1899. Salon des artistes français, 1899, exposition des toiles "Ciel sur Montmartre" et "L'église du Sacré-Cœur".. Exposition universelle de Paris, 1900. Cercle de la rue Volney, exposition collective, 1901. Cercle de la rue Volney, exposition collective, 1902. Cercle de la rue Volney, exposition collective avec Charles Léandre, André Devambez et Lucien-Victor Guirand de Scevola, 1905. Salon des artistes français, Grand-Palais, Paris, 1906. Salon de la société des Indépendants, Jardin des Tuileries, Orangerie, 1906. Sept toiles dont "La retenue au Tréport", "Blés à Moussy", "Saint-Gilles à l'Ile-Bouchard", "La Vienne à L'Ile-Bouchard", "Roches à Trestraou" et "Le château à Trestignel". Salon de la société des Indépendants, Jardin des Tuileries, Orangerie, 1908. Cinq toiles : "La mer à Perros-Guirec", "A Trestraou", "Côte de Port-Manech", "La pointe de Trévignon" et "La chapelle Saint-Philibert" . Salon de la société des Indépendants, Jardin des Tuileries, Orangerie, avril-mai 1909. Deux toiles : "Marée basse à la baie du Hénant, Finistère" et "Larchant, novembre". Salon de l'Ecole française, Grand-Palais, Paris, janvier-février 1911. Wislin est membre du jury. Salon d'hiver, Grand-Palais, 1926, Salon d'hiver, Grand-Palais, février-mars 1930. Six toiles dont "Saint-Valéry-sur-Somme", "Le fort national à Saint-Malo", "Le Tréport". Wislin est alors sociétaire du salon d'hiver. Salon d'hiver, Grand-Palais, février-mars 1933. Depuis 2006, le Musée d'Orsay référencie Charles Wislin (Notice Artiste n° 79710). Prix Wislin est primé à l'Exposition Universelle de Paris en 1900. Critique "Une petite charrue abandonnée est peinte avec grand talent par M. Wislin" Guy de Maupassant, journal Le XIXe siècle, 10 mai 1886, à propos du Salon. Collections Wislin est présent dans les collections de : Charles Hermann-Léon, Notes et références 1.↑ Photographies de la façade sur bricksinparis.blogspot.fr Sources (fr) Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays (14 vol.), éditions Gründ, 1999 (4e édition) (ISBN 2-7000-30109) Charles Watt, A monthly journal of chemical and physical science, London, 1842. Annales d'hygiène publique et de médecine, Baillière et fils, Paris, juillet 1857. Théodore Véron, Dictionnaire Véron, Salon de 1880, Bazin, Paris, 1880 (article sur Wislin, p 505). Théodore Véron, Dictionnaire Véron, Salon de 1881, Bazin, Paris, 1881( long article sur Wislin, p 493). Emile Bellier de la Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l'Ecole Française, 1882,long article sur Wislin p 725. Eugène Véron, Courrier de l'Art, hebdomadaire, 1883. Citation de l'envoi de Wislin au Salon de 1883, page 171. Théodore Véron, Dictionnaire Véron, Salon de 1884, Bazin, Paris, 1884 (article sur Wislin, p 407). L'Europe artiste, 6 janvier 1884. Le Monde illustré, 14 juin 1884, critique élogieuse sur sa participation au Salon. Gil Blas, 16 septembre 1885, citant Wislin. Le Radical, premier mai 1888, article sur le Salon citant l'envoi de Wislin. Auguste Dalligny, Agenda de la curiosité, des artistes et des amateurs, Journal des Arts, Paris, 1889. Le Gaulois, 26 avril 1895, citation d'un envoi de Wislin. Le Gaulois, 12 avril 1899, citation de Wislin. Le Rappel, 26 janvier 1901, article sur l'exposition du cercle Volney citant l'envoi de Wislin. L'Humanité, 27 février 1905, citant positivement Wislin à sa Une. L'Aurore, 21 janvier 1911, citation de Wislin. La France judiciaire, 5 juin 1932, annonce du décès de Wislin. Léo Kerlo et Jacqueline Duroc, Les peintres des côtes de Bretagne, tome 4 (de Quimper au Pouldu), Chasse-Marée-Glénat, 2006. (ISBN 9782914208833) Dictionnaire des Peintres à Montmartre, éditions André Roussard.

Seconde carte postale


Une nouvelle carte postale de la rue des Forges à Bazouges-la-Pérouse(35), œuvre d'Alexandre, est en cours de réalisation avec l'aimable autorisation du collectionneur Pierre-Henri Brunet.

jeudi

Bazouges


Une aquarelle de Bazouges-la-Pérouse brossée par Alexandre, collection Michel Brunet, est désormais éditée sous forme de carte postale par nos soins.

samedi

Des coccinelles dans des noyaux de cerise - Nan Aurousseau


Après six romans parus dans la prestigieuse collection Bleue chez Stock, remarqué par feu Jean-Marc Roberts, le romancier Nan Aurousseau sort en janvier 2017 un nouveau volume, Des coccinelles dans des noyaux de cerise, chez l'éditeur Buchet-Chastel. "Une histoire vraie, terrible", selon les propres mots de l'auteur qui place son nouvel écrit sous le double signe d'Alfred Jarry et de Jim Thompson. Des coccinelles dans des noyaux de cerise, Buchet-Chastel, janvier 2017, ISBN : 978-2-283-02963-3, EAN : 9782283029633.
C'est dans le Cantal durant l'été 2016 que Nan Aurousseau a tourné son troisième long-métrage, Jour de Pêche, d'après une histoire authentique advenue à l'un de ses amis, avec Jean-Hugues Lime et Kachev notamment. Richard Bohringer a fait une apparition dans ce film dont la sortie est prévue à l'été 2017. Nan a tourné ses deux dernières scènes courant janvier 2017. L'avant-première du film a eu lieu le 10 juin 2017 au Saint-André-des-Arts à Paris. Le métrage est présenté dans le cadre du Festival du Film Francophone à Angoulême le 25 août à 18 heures à la salle Laloux du CBDI. Avec Nan, je prépare depuis début 2016 un récit romanesque à quatre mains qui, signé et suivi par un éditeur, devrait paraître prochainement. Ensemble, nous avons notamment disséqué le dossier d'instruction. Entre autres. Livré à l'éditeur au printemps 2017, le roman devait paraître en juillet mais sa sortie a malheureusement été retardée.

"Romain Souber" et Romain Souverbie : un même peintre.


Je recherche tout renseignement sur l'artiste Romain Souverbie alias "Romain Souber".
Six femmes, huile sur toile, signé R.Souber en bas à gauche, format 65 par 100 cm. (Cession Tradart Deauville, maître James Fattori). Si l'huile est non datée sur le catalogue, la facture est d'évidence du XXe siècle. En tapant "Souber" sur le moteur de recherche, un seul document apparaît, un catalogue d'expo. Bibliographie : * Romain Souber, peintures récentes, dessins: catalogue de l'exposition à la Galerie Gérard Mourgue (Librairie), Paris, du 5 au 18 avril 1963, Éditeur La Galerie, 1963. Peintre du XXe siècle, Romain Souber expose donc dessins et peintures à la fameuse galerie Mourgue, à Paris, en avril 1963. Un autre "Romain Souber" est jadis passé aux enchères à Drouot : * Romain Souber, « Composition à l'atelier », huile sur toile signée en bas à gauche, 46 x 37 cm. Bref, si tant est que la signature "R. Souber" soit celle de ce Romain Souber, ma toile est l'une des deux seules connues sur le net. Curieux pour une huile dont la qualité démontre un incontestable métier et donc une trajectoire artistique. C'est tout ce que révèle internet de ce bien mystérieux artiste au talent affirmé mais si discret.. Intriguant.
Ce d'autant que la galerie Mourgue s'avère une prestigieuse galerie parisienne. Si elle a accroché les œuvres de Souber à ces cimaises, parmi les noms de la Nouvelle école de Paris, c'est que le peintre a une œuvre derrière lui...
Romancier couronné par divers prix de l'Académie française, président-directeur général adjoint de la Librairie Julliard, chef de service des émissions littéraires de l’ORTF, puis de Radio-France et de France Culture, le galeriste Gérard Mourgue (1921-1995) dirige alors cet ensemble de librairies et galeries parisiennes( 29, boulevard Raspail et 9, avenue de l'Opéra). Les galeries Gérard Mourgue exposent aussi Maurice-Elie Sarthou (1911-1999) en 1957, Sabine Darrigan et Jean Cocteau en 1957, Georges Artemoff (1892-1965) en 1958, George Choquet-Perez (1923-) en 1959, Richard Jeranian (1921-) en 1959, Jacques Yankel (Jakob Kikoïne au civil) après 1959, Raymond Mirande en 1960, Monique Le Beguec (1929-) en 1961, Jacques Palumbo (1939-) en 1962, Rafel Tona (1903-1987) en 1962, 1963 et 1966, André Sablé (1921-2013) en 1963, Janine Béraud ( épouse de Marcel Arland) en 1963, Victor Laks (1924-2011) en 1963, Jean-Pierre Charpy (1935-) en 1964, Lydie Chantrell (1931-) en 1965, Jacques Chevalier (1924-) en 1965, Jean Bertholle (1909-1996) en 1966, Jean Cuillerat (1927-1998) en 1966, Georg Firmans en 1966, Georges Arnulf en 1967, Etienne Blanc en 1967, Hrair Diarbekirian (1946-) en 1967, Gérard Economos (1935-) en 1967, Jean Nicolle en 1967, Camille Hilaire en 1968, Kazimierz Dzyga en 1968, Libor Sir (1933-) en 1970, Barkev, Mohamed Bouzid (1929-2014).
Huile de Camille Hilaire. Il écrit également une monographie sur Hilaire en 1975 et participe à une monographie sur Boncompain paru en 2005.
HYPOTHESE : Une hypothèse apparaît, à la suite de mes recherches infructueuses sur la toile. Et si ce nom de Souber, rare et une seule fois référencé comme peintre pour l'expo chez Mourgue, était finalement un pseudonyme ? Et, si oui, de qui ? Parmi d'autres, le patronyme Souverbie m'apparait au fil de mes recherches sur le net. "Romain Souber", tel que l'indique le catalogue de la galerie Mourgue, serait-il le peintre Romain Souverbie (1929-), fils du peintre cubiste et académicien Jean Souverbie (1891-1981) ? (L'étymologie de Soubervie provient de l'agglutination de mots d'occitan, dont sober. Variante graphique : Souberbie. En graphie alibertine : Sobervia.) Jeune peintre, 34 ans en 1963, Romain Souverbie aurait-il adopté ce pseudonyme afin de se distancer de la brillante carrière académique de son illustre père exposé chez Bernheim-Jeune ?
Toile de Jean Souverbie. Au soir du 16 août 2016, après avoir glané des informations sur ce peintre dont les jalons biographiques pourraient correspondre, je pose une question publique, au hasard balthazar, sur le blog Blogruz d'un cousin de Romain Souverbie. La grand-mère de ce monsieur est Marcelle Souverbie, sœur de Jean Souverbie et tante de Romain. : " Bonsoir Monsieur, Je possède une toile signée "R.Souber", probablement de "Romain Souber", lequel peintre exposa à la galerie Mourgue en avril 1963. Je me pose la question de savoir si, derrière ce pseudonyme, ne se cacherait pas Romain Souverbie, né en 1929, fils du fameux Jean Souverbie ? Ma question s'apparente à une bouteille à la mer, mais, sait-on jamais, peut-être attendra-f-elle votre rivage ? Au plaisir, Jean-François Miniac." A cette improbable demande, je reçois une sobre et rapide réponse de la part de ce cousin, qui n'est autre qu'un écrivain, Rémi Schulz (Sous les pans du bizarre, Baleine, 2000) : "Bonjour JFM, il s'agit bien de Romain Souverbie." Nouvelle épatante, que cette confirmation validant mon intuition.
ROMAIN SOUVERBIE Élève de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris où son père est alors chef d'atelier (1945-1962), Romain Souverbie est à 26 ans lauréat de la 26e promotion artistique de la Casa Velásquez, à Madrid, en 1955-1956. Ce pensionnaire de la Casa Velásquez, l'Académie de France en Espagne alors dirigée par Paul Guinard, y est encore présent une dernière année en 1956-1957, notamment avec le peintre concarnois Jean Le Merdy (1928-2015). Le Merdy est élève de Jean Souverbie à l'ENSBA de Paris dès 1949, tout comme l'admirable Philippe Lejeune (1924-2014), élève dès 1943 ou encore André Even, Jean Pierre Cassigneul, Jean Chevolleau, Claude Gaveau, Paul Collomb, Françoise Gilot (1921- ; compagne de Picasso de 1944 à 1953), Jean Maufay, Alain Le Nost, Georges Rocher, Yves de Valence et Wu Guanzhong. En 1961, Romain Souverbie devient professeur de peinture à l'école des Beaux-Arts de Dijon. De 1987 à 1992, il y enseigne toujours. Selon l'un de ses étudiants, François Lamy, Romain est un "amoureux inconditionnel de Pablo Picasso, période rose comme période bleue", tout comme son père, peintre cubiste figuratif apprécié de Maurice Denis et influencé par Picasso dont il est ami. L'Espagnol a d'ailleurs visité l'atelier de Jean à l'école du quai Malaquais. Son fils Romain a aussi rencontré le maître du cubisme à Vallauris où ce dernier résidait avec Françoise Gilot de 1948 à 1953. "Yves de Saint-Front est à Vallauris, son ami Romain Souverbie rencontre Picasso ; enthousiaste, il propose à Yves de l'introduire près du maître. Il décline l'offre et l'avoue si simplement que je ne comprends pas." indique Gilles Artur, conservateur du musée Gauguin à Tahiti, au sujet du peintre Yves Durand de Saint-Front (1928-2011), fils du célèbre peintre maritime Marin-Marie et élève de Jean Souverbie dès 1947 aux Beaux-Arts de Paris. "J'étais pourtant revenu à Paris depuis, mais je n'avais pas pensé aux tableaux familiaux, et l'évidence dorée m'a fait contacter un fils de Jean Souverbie, Romain, peintre également, lequel m'a appris qu'effectivement le nombre d'or avait été essentiel pour son père, qu'il avait construit son propre compas de proportions, qu'il l'utilisait intensivement dans sa peinture... En 1946, année de son élection à l'Institut, il avait été également appelé à enseigner dans une académie privée de peinture, qu'il avait rebaptisée Académie de la Section d'Or...", écrit Rémi Schulz, féru du nombre d'or, sur son blog pointu. A suivre donc ! Eu égard à la qualité de la toile acquise sur un coup de tête, j'aimerais beaucoup en connaître davantage sur l'oeuvre de ce mystérieux Romain Souverbie, lauréat du prix de la Casa de Velásquez 1956, dont le brouhaha numérique ne distille que de trop rares informations. "Romain est toujours en vie, et accessible à Fontaine-lès-Dijon." me précise ensuite Rémi Schulz. De fait, le 18 août, j'envoie un courrier postal à M. Souverbie, en espérant que ma curiosité artistique n'importune pas cet homme de 87 printemps.
Par ailleurs, réceptionnant la toile à Deauville le 18 août, je découvre une mention "Souverbie" inscrite au crayon sur le cadre, lequel est également tamponné de la maison du quai Voltaire, "Sennelier". Je découvre aussi une date, "62", juste après la signature. Question : cette toile aurait-elle été exposée chez Mourgue ?
Wait and see...

Léandre Laforgue, un nouvel héros romanesque de Sylvain Larue


En 1848, Léandre Lafforgue quitte son Gers natal pour retrouver son père à Paris. Là, il se retrouve mêlé à une série de crimes éliminant un à un les députés du Palais-Bourbon. Au coeur de l'Assemblée nationale, le jeune héros mène l'enquête. Tandis que la Deuxième République vient d’être créée, Léandre devient le bras armé de Bonaparte, pas encore prince-président. Confronté à cette série de morts inexpliquées parmi la représentation nationale d'alors, Laforgue fait preuve de tout son talent et d’une sagacité hors-pair. Premier roman du gersois Larue et premier tome d'une nouvelle série, Les enquêtes de Léandre Lafforgue, ce volume sorti le 22 septembre 2016 chez de Borée est brillant, frais, captivant. Passionné du crime, l'excellent Sylvain Larue est l'auteur de 18 des volumes de la collection des Grandes Affaires criminelles , laquelle compte des centaines d'ouvrages départementaux comme régionaux, voire thématiques. Parue chez de Borée, cette collection fut initiée et longtemps dirigée par Anthony Frot, aussi directeur de collection de Laforgue. Souhaitons une longue vie littéraire à ce Rastignac gascon ! Qu'il soit l'occasion pour son auteur de passer du genre True Crime au genre romanesque.

Sorolla à Giverny


lundi

Alain Loison, ses Nouveaux Mystères.


Voici quatre ans maintenant, j'avais eu le loisir de présenter le travail de l'ami Loison aux éditions de Borée. Depuis, l'eurélien Alain Loison a publié trois ouvrages d'histoire dans la collection Histoire de Documents de la maison d'édition, dont celui-ci :
Prochainement, au printemps 2016, sortira son nouvel opus chez de Borée : Les Nouveaux Mystères d'Eure-et-Loir. Amateurs de récits historique, courez-y sans hésitation. L'homme est sympathique, le chercheur en histoire pointilleux, le banquier révolu. A la suite de l'inopiné redressement judiciaire des éditions de Borée qui s'étala de septembre 2015 à mars 2016, la sortie du titre fut malheureusement reportée à une date ultérieure, comme Les Nouvelles Affaires Criminelles de Normandie et Les Mystères de Bourgogne. ... Finalement, le voici paru en ce printemps 2016 pour le grand plaisir des Euréliens férus d'histoire. Et les autres.

mardi

Plaisir d'auteur


Pour tout auteur, il est plaisant d'apprendre par la bande qu'un lecteur a tellement apprécié la lecture de votre livre qu'il a grignoté sa nuit pour le finir d'une seule traite, emporté par le suspens que vous y avez distillé. Cela a été le cas du beau-frère d'une amie à laquelle j'avais récemment offert un exemplaire de mon "Affaires d'Etat, Affaires Privées", paru chez Métive en avril dernier.
Ce lecteur de Courchevel, Yves, professeur de physique-chimie en classe prépa, que je n'ai pas le loisir de connaître, a fini l'ouvrage en question à plus de deux heures du matin. Même si j'écris en premier lieu pour mon propre plaisir, savoir que mon travail a été partagé et aimé s'avère naturellement gratifiant, ce d'autant que, tombant une fois n'est pas coutume dans la satisfaction, j'ai la faiblesse de beaucoup aimer ce volume, dans le fond comme dans la forme. Et le travail artistique et éditorial effectué par la maison d'édition sur ce titre, ciselé, à l'économie parfaite. Par ailleurs, ajouté à sa diffusion dans quelque 70 librairies indépendantes de l'hexagone, sa présence rapportée dans les relais H des gares françaises n'est pas également pour me déplaire. Puisse ce livre plaire autant à nombre de lecteurs, c'est tout le bonheur que je lui souhaite. Car, d'expérience, le bouche à oreille reste son seul véritable vecteur d'existence.

mercredi

Nouvelles aquarelles


Belles découvertes, que celles permises par Pierre-Marie et Michel Brunet, anciens Bazougeais qui détiennent et partagent de petits trésors.
Une rue de Bazouges, aquarelle d'Alexandre. Collection Michel Brunet.
La Rue des Forges à Bazouges, aquarelle d'Alexandre. Collection Pierre-Henri Brunet. NDR : Pour toute personne qui détiendrait une oeuvre d'Alexandre Miniac, n'hésitez pas à ma contacter à : miniacreation@yahoo.fr Je serais particulièrement intéressé par la découvrir, par recevoir une photo de votre œuvre, en vue de catalogue.

mardi

Pim Pam Pom


Qu'on se le dise : la société normande Pim Pam Pom ouvre une seconde crèche à Querqueville, dans la Manche. Bravo à eux ! Chouette, le logo !

vendredi

Portrait de Borja


L'ami Borja m'a fait un grand plaisir en me portraiturant à l'huile en cette fin d'année 2014. Qu'il en soit à nouveau remercié ici. Hormis la partie chair du côté de la mâchoire droite, ce portrait est vraiment ressemblant aux dires de mes proches. En tout cas, pour ma part, je m'y retrouve également bien. Le trait légèrement caricatural de Borja excelle à retrouver les aspects plastiques du modèle, comme toujours. La technique de la peinture à l'huile est nouvelle pour sa part, un essai concluant qu'il renouvellera assurément.
D'ores et déjà, il a peint un second portrait mais celui-ci ne lui convient pas totalement. Le voici à droite du cliché.
La version au format :

dimanche

Repérages


Montreuil-Bellay Brissac-Quincé Verteuil-sur-Charente. Verteuil-sur-Charente, un lieu exceptionnel au bord de la Charente, dominé par le château de la famille La Rochefoucault, son moulin en contrebas, à la fois auberge et moulin à farine, fonctionnant toujours. Villebois-Lavalette Villebois-Lavalette, son marché sous les anciennes halles le samedi matin, son austère château. Brantôme, la Venise du Périgord. Villefranche-en-Périgord, son salon des antiquaires sous un déluge de pluie. Bonaguil et son château, un jour de brume. Prats-en-Périgord, anciennement Prats-d'Orliac, jusqu'en 1900. Son château jadis celui du chanteur André Claveau (1911-2003), puis celui de l'écrivain Christine de Rivoyre ( née en 1921), prix Interallié en 1968 pour Le Petit Matin, et prix Paul-Morand en 1984 pour l'ensemble de son oeuvre. Son église Saint-Maurice, fortifiée pour résister aux bandes armées sévissant entre Domme et Villefranche-du-Périgord. Gastronomie périgourdine : tarte aux noix, gros pain, foie gras, moutarde aux noix, Bergerac, alcool de pêche de vigne. Minou, le gourmand chat au pelage écaille de tortue. Au coeur d'une forêt de châtaigniers, Orliac est plus petite commune d'Aquitaine, avec sa poignée de maisons blotties autour d'une austère et majestueuse église du XIIème siècle, l'église saint-Matthieu, à flanc de coteau. Pour son exceptionnel patrimoine, la minuscule commune de cinquante habitants a reçu le Prix national des rubans du patrimoine. Ses voisines Goissat et Saint-Laurent-la-vallée ponctue une petite vallée désertique, parcourue par une route étroite et sinueuse parcourant les châtaigneraies. Sarlat apporte magistralement la preuve qu'il y a du peuple dans le Périgord au mois d'août. Exposition de Charline Didier à l'Hôtel de X, place de la liberté : superbe. Castelnaud, dominant la Dordogne. L'attrape-touriste par excellence, à fuir. Sur l'ancienne voie romaine de Cahors à Périgueux, la lotoise Marminiac est un village de 400 âmes perdu dans le pays des châtaigniers, silencieux et endormi. Au coeur du village, un château, celui des Bonnafous, les ruines d'un château féodal, une église du XIIème siècle. La bastide en forme de trapèze de Domme est une ville haute, fort touristique, posée sur un plateau calcaire dont l'esplanade est en surplomb de la vallée de la Dordogne. Descendant du créateur du code civil, le peintre Lucien de Maleville (1881-1964) s'avère un beau paysagiste impressionniste, chantre du Périgord qui fut l'élève de Jean-Paul Laurens. Jadis, Domme produisait un vin que les bateliers acheminaient jusqu'à Bordeaux. Lieu de tournage du film Le tatoué, de Denys de la Patellière avec Gabin et de Funès. Laroque-Gageac. Décevant. Beynac et Cazenac. Au pied du village moyenâgeux de Beynac, capitale d'une des quatre anciennes baronnies du Périgord et halte des mariniers de la Dordogne visitée par Pissarro, Eluard et Henry Miller, le sympathique et talentueux peintre impressionniste Pierre Van Dijk, né en Hollande en 1950, y a son atelier et sa maison. Dans les ruelles de Beynac. Le poète surréaliste Paul Eluard y écrit son dernier texte en 1952. Ancienne ville des archevêques de Bordeaux, Belvès est un charmant bourg animé de 160 âmes. Sa halle sur un des piliers duquel subsiste un crochet de pilori, hôpital. En retrait de la Dordogne, prix attractif pour quantité de maisons à vendre... Le Buisson-de-Cadouin, canoë sur la Dordogne, épique à l'aller, arrêt sur une berge sauvage, des aigrettes. Louis Delluc (1890-1924), réalisateur et critique de cinéma, est né à Cadouin. Situé à la confluence de la Dordogne et de la Vézère, Limeuil est un charmant village du Périgord Pourpre, ancien centre de batellerie montant depuis la Dordogne aux ruines de son château. En bas, la potière Christine Robert aux superbes réalisations. En haut du promontoire, des rues herbues autour de la petite église romane Sainte-Catherine, dans laquelle se trouve la Vierge noire chère aux bateliers. Une célébrité : Isabeau de Limeuil, qui rapporte une histoire d'amour au XVIe siècle. Egérie de Ronsard, espionne la reine Catherine de Médicis, liée à l'histoire des bijoux du Prince de Condé. Alors résistant, ayant quitté Saint-Chamant, puis le château de Castelnaud, André Malraux dit le colonel Berget séjourna au château de Limeuil dès 1944 avant de partir au château de la Vitrolle. Un Lilas des Indes, à Trémolat. Trémolat, magnifique endormie au soleil périgourdin cuivrant la pierre chaleureuse. Au hasard d'une rue, sur la place de l'église Saint-Nicolas, une impromptue rencontre, celle du réalisateur Bertrand Tavernier, sortant du Relais et Château local. Coïncidence, Claude Chabrol y a tourné son film Le Boucher en 1970. L'atelier de Jean-Victor Dubois, peintre impressionniste dont la particularité est de travailler l'émail sur cuivre pour ses paysages périgourdins( atelier d'émaux d'art, rue de Bracquemont). Cadouin et son abbaye. L'abbaye Notre-Dame de la Nativité de Cadouin est un ancien monastère créé en 1115 en Dordogne, sur le territoire de l'ancien village de Cadouin. Elle rejoint l'Ordre cistercien en 1119. Pour posséder le Saint-Suaire du Christ, l'abbaye cistercienne est un lieu de pèlerinage important, sur le chemin de Compostelle, jusqu'en 1934, année où la datation véritable de la relique est avérée. Atelier du peintre Patrick Brisset et exposition du céramiste Patrick Rollet. Gastronomie périgourdine : pain de Villefranche, moutarde aux noix, foie gras, Bergerac. Monpazier. Biron. Beaumont-en-Périgord. Saint-Avit-Sénieur