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vendredi

Passion peinture


MES ADMIRATIONS PICTURALES : La peinture, grande passion, évasion de toujours, contemplation renouvelée. Voici, jeté en vrac, les noms des artistes qui m'inspirent, me plaisent, m'interrogent. DE L'ANCIEN : Rembrandt, Francisco Goya, James Ensor, DU PRE-IMPRESSIONNISME : Coatman, Jondkind, William Turner, DE L'IMPRESSIONNISME : Akim Elman, Albert Lebourg, Louis-Edouard Garrido, Emmanuel Lansyer, Robert Ricart, l'artiste montmartrois rencontré en Bretagne, Henri Le Sidaner, Jean Renefer, DU CLOISSONNISME : Paul Gauguin, DU FAUVISME : René Aberlenc, Pierre Bonnard, Maurice Brianchon, Victor Charreton, Henri Lebasque, Jack Mutel, Franck Innocent, Jean Puy, Vincent van Gogh, DU SURREALISME : René Magritte, André Masson, Dorotea Tanning, DE L'ART DECO : Kees van Dongen, Louis Billotey, DU SYNTHETISME : André Lemaître, André Charigny, DU CUBISME : Claude Schurr, Georges Dayez, Claude Fauchère, Juan Gris, Grace Crowley, Ben Nicholson, Francis Picabia, DE L'ECOLE DE PARIS : Jules Pascin, DU POST-CUBISME : François Halie, Jacques Villon, DE L'ABSTRACTION : Jean Arp, Jean-Michel Atlan, Jean Bazaine, Jean Bertholle, Roger Bissière, Florent Chaboissier, Deyrolle, Maurice Estève ***, Henry Hayden, Paul Klee, Serge Poliakoff, DE LA PEINTURE FOUGUEUSE : Ben Ami koller, Raymond Moretti, Shahabuddin, Chaïm Soutine, Claude Weisbuch, DE LA FIGURATION SENSIBLE : Pierre Boncompain ***, Philippe Gautier ***, Roger Muhl ***, DE LA NOUVELLE FIGURATION : Valerio Adami, Leonardo Cremonini ***, Vladimir Veličković. DE LA FEMME : Alain Bonnefoit, Bernard Charoy, Jean Claverie, Kiraz, Jean-Baptiste Valadié, Bernard Peltriaux, Antoniucci Volti ***, Pierre-Yves Trémois, DE L'ECOLE LYONNAISE : Jean Dulac, Truphemus, DU CROQUISTE : Catherine Gout, Paul Maudonnet DU DIVERS : Paul Ambille, Arcabas, Balthus, Simon Blau, André Bourrié, Claudine Brilland, Thierry Bruet, Marc Chagall, Henri Cueco, Lydie Delaigue, Jacques Dollé, Hans Erni, Lucien Fontanarosa, Bernard Gantner pour sa matière raffine, Gérard Garouste, Claude Gaveau, Daniel Gelis dans l'esprit pictural de Paul Ambille, Marcel Gromaire, Paul Guiramand, Don Hatfield, Camille Hilaire, Jean-Théobalde Jacus, Jean Jansem, Raymond Legueult, Edouard Mc Avoy, Jean Mauffay, Alferio Maugeri pour sa matière subtile, Zoran Music, Roland Oudot, Jules Pascin, André Planson, Annie Retivat, Christophe Ronel, Théo Tobiasse, Julian Taylor, Maurice Savin, Veira da Silva. MES DETESTATIONS PICTURALES : Daniel Authouart, Jacques Bouyssou, Bernard Buffet, Jules Cavaillès, Jean Carzou, Lucien Coutaud, Jacques Deperthes, Hosotte, Charles Lapicque.

Deyrolle


Élève aux Beaux-Arts de deux peintres académiques et prix de Rome, Alexandre Cabanel et l'ingresque William Bouguereau, le peintre Théophile Deyrolle, bien que né à Paris le 16 décembre 1844, a adopté la Bretagne et plus particulièrement Concarneau, ville où il a fondé l'école de peinture éponyme avec beau-frère Alfred Guillou (1844-1926). Marié à Suzanne Guillou, Théophile est mareyeur le matin dans les huitrières de l'arrière-port de Concarneau et peintre l'après-midi. C'est dans sa cité d'adoption, qu'il disparait le 14 décembre 1923.
On lui doit de magnifiques portraits de bretonne, des scènes de genre, des paysages :" Joueurs de boules " en 1887, " Noce bretonne " en 1892, " Retour de la foire de Trégunc " en 1893, " Gavotte bretonne " en 1896, " L'aumône en Bretagne " en 1902, " Naufrage à l'entrée de Concarneau " en 1906. Au salon de 1882, Théophile reçoit une mention honorable pour ses " Retour de foire, chemin de Saint-Jean à Concarneau " et " Pêche aux maquereaux au lever du soleil ". Dès 1909, Deyrolle développe une série autour du monde des bergers. Portrait de jeune bergère, collection Miniac. A la mort de son père, son petit-fils, Jean Deyrolle (1911-1967) s'initie à la peinture à Concarneau, en compagnie de sa cousine, Jeanine Guillou (1909-1946), laquelle devient la compagne de l'immense Nicolas de Staêl en 1937 et donne naissance à Anne de Staël. Jean renouvelle l’art abstrait français à partir de 1946, avec cette oeuvre magnifique, marquée par une abstraction géométrique qui lui vaut le prix Kandinsky en 1946 et sa participation aux principales manifestations collectives d’art abstrait. Découvrant la céleste Gordes en 1947, il entraîne ses amis peintres, notamment Schneider, Serge Poliakoff et Vasarely.

Arcabas le magicien


Magicien de la couleur...
...pour une peinture spirituelle...
...plastique...
...et décorative.

Philippe Besnard


Le statuaire Philippe Besnard dans son atelier. Philippe Besnard est un artiste statuaire et sculpteur français né à Paris le 18 novembre 1885, dans l'hôtel particulier de son père, le peintre et académicien français Albert Besnard(1869-1934). Il est décédé le 2 novembre 1971 à l'hôpital Pasteur de Paris. Le jeune Philippe commença à recevoir ses premières leçons de sculpture de sa mère Charlotte Dubray. Puis à Rome, il prit des cours avec le sculpteur Henri Bouchard. Puis, comme sa mère, il reçut des conseils d'Auguste Rodin.
Félix Desgranges, de dos à droite, en famille, par Prinet. Il épousa en 1921 la sculptrice Germaine Desgranges (1892-1964), fille du peintre franc-comtois Félix Desgranges (1860-1942) et élève d'Antoine Bourdelle.
Platre de Philippe Besnard représentant Germaine Desgranges.
Statue de Philippe Besnard. On doit à ce Chevalier de la Légion d'honneur une oeuvre monumentale, parmi laquelle nombre de monuments aux morts de la Grande Guerre, à Annecy, avenue du Pâquier, à Fresnes-en-Woëvre et à Moûtiers-Salins, un monument aux morts de la Légion étrangère tombés pendant la Guerre du Rif à Meknès et un monument aux Résistants d'Albertville et Beaufort, à Albertville.
Pierre Loti, buste de Philippe Besnard, à Papeete, France. On lui doit aussi un nombre importants de bustes, dont : Buste du sculpteur Antoine Coysevox à Lyon, Buste de René-Jean, Buste de l'écrivain Pierre Loti à Papeete, Buste du peintre Aman-Jean, Deux bustes d'Albert Besnard, dont l'un est conservé au Musée d'Orsay, à Paris. Buste de Jacques Copeau, à la Comédie-Française, Buste du poète Auguste Dorchain, Buste de monseigneur Ghika, Buste de Guillaume Lerolle, fils d'Henri Lerolle Buste de Louis Duchesne (1843-1922) de l'Académie Française, place Monseigneur Duchesne, quartier de Saint-Servan à Saint-Malo. Buste de Maxime Weygand, à l'Académie française, Buste d'Henri d'Orléans, comte de Paris, Statue du maréchal Joseph Poniatowski (rue de Rivoli sur la façade du Louvre)
Louis Duchesne, buste de Philippe Besnard, pace Monseigneur Duchesne à Saint-Servan, en Bretagne. Diverses expositions émaillent son parcours : 1928, Galerie Ecalle 1928, Bruxelles 1938, Petit-Palais, avec Bessie Davidson, Mela Muter, Van Dongen 1942, Foyer des Artistes, Lyon Enfin, Philippe Besnard a écrit plusieurs ouvrages, dont La Politique et les Arts en 1935, (prix Broquette-Gonin attribué par l'Académie française)

jeudi

Jules Noël


Albert Besnard


Une fammille enracinée à Courtomer. Un fils illégitime avec la belle Ersnestine, célébrée par Mautpassant, maire de Saint-Join-Bruneval, son manoir cauchois de Saint-Join-Bruneval. Résidence à Honfleur, peinture de la côte. Leçon de l'impressionnisme, peinture normande s'il en est. Académie française, premier peintre depuis 1760. Son fils statuaire Philippe Besnard.

mercredi

Napoleon Parisani


Jean Coraboeuf


Emile Aubry, un éclatant orientaliste


Dans la vie, il n'y a pas que Martine Aubry, l'inénarrable secrétaire générale du PS, ou Emilie Aubry, la charmante journaliste de LCP. Il y a surtout le peintre orientaliste français Émile Aubry, lequel nait le 18 avril 1880 comme chacun sait, précisément dans le Constantinois à Sétif, chef-lieu de la wilaya de Sétif, en Algérie aujourd'hui. Fils du médecin militaire Charles Aubry (1853 à Saint-Loup-sur-Sémouse (Haute-Saône)-1939 à Saint-Eugène), député de Constantine (1902-1906), sénateur de Constantine (1906-1920) et maire de Sétif, Emile est ensuite élève au lycée Janson-de-Sailly, dans le XVIème arrondissement de Paris, celui de Christian Bérard et de Trémois, où il s'imprégne de culture gréco-latine. Emile Aubry est le frère du professeur Georges Aubry, médecin des hôpitaux et professeur de clinique médicale a la faculté d'Alger. Puis, élève de l'école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il étudie dans l'atelier de l'académique Jean-Léon Gérôme (1824-1904), un anti-Monet moderne, et de son successeur,le portraitiste mondain de la Troisième république Gabriel Ferrier (1847-1914). Devenu peintre, il réalise la plupart de ses toiles dans son atelier parisien de la rue Chaptal, dans le quartier Saint-Georges du IXème arrondissement, où se pressent de riches étrangères désireuses de se faire immortalisées.
(Les trois grâces) L'inspiration païenne et mythologique, mais aussi biblique, d'un Aubry épris des mythes de l'antiquité inonde son oeuvre picturale : Pastorale ; Chevauchée des Centaures), lui permettant de travailler le dessin du corps humain nu : Jésus au bord du lac, Au pied de la croix, Adoration. Peintre officiel, il reçoit le second grand prix de Rome en 1905 et le premier grand Prix de Rome, décerné par l'Institut de France le 9 novembre 1907 ( Il est alors ex-aequo avec le peintre Louis Billotey (1883-1940), lequel vécut trois ans à la Villa Médici), comme Jean-Gabriel Domergue, Lucien Fontanarosa ou encore Pierre-Yves Trémois au XXème siècle. En 1908, Aubry est pensionnaire de l'Académie de France à Rome, à la Villa Medici, Viale Trinità dei Monti.
Une oeuvre de Louis Billotey, en exposition à La Piscine de Roubaix.
Détail de l'oeuvre de Billotey. Après cinq ans passés sous les drapeaux comme simple soldat, dans les services du camouflage sur les fronts d'Argonne et de Champagne, il peint l'Hommage aux morts de la Guerre pour la mairie du 5e arrondissement de Paris.
Une oeuvre d'Aubry, exposée à la Piscine à Roubaix. Sa toile « La Dame en noir », aujourd'hui à la galerie Aubry à Béjaïa, lui vaut la Médaille d’or du Salon de Paris en 1920.
Aubry expose au Salon des Artistes Français de 1905 à 1937, recevant la médaille d'or en 1920 pour un portrait et devient président du jury du Salon en 1937. En 1926, pour la toile Les Roches rouges ( ci-dessous), il est aussi le lauréat du Prix Henner de l'Académie des Beaux-Arts, du nom du peintre alsacien Jean-Jacques Henner qu'un musée national commémore aujourd'hui à Paris.
(Les roches rouges) Ses oeuvres sont reproduites, telle La voix de Pan, dans le magazine l'Illustration de 1936. Aubry illustre Pépètte et Balthasar, moeurs algériennes, de Louis Bertabd, paru chez Plon en 1925. En septembre 1925, une peinture illustre la couverture de Ladies' Home Journal, magazine de la Curtis Publishing Company, Philadelphia, USA. Auteur de portraits, de scènes intimistes et de paysages de la province de Constantine, près de Bougaa-Lafayette, près d'Aïn-Roua ou de Guenzet, dans les Babor ou le Djurdjura, le peintre orientaliste partage sa vie entre Paris et l'Algérie où, près d'Alger, au pied de la colline de Notre-Dame-d'Afrique, s'ouvre son atelier de la villa " La Soubella ".
(Jeune Constantinoise) Fruit d'une année de travail avce l'aide du peintre Pierre-Louis Ganne, l'immense décor de l'Opéra d'Alger demeure le chef-d'œuvre du peintre attaché à son Algérie natale.
Émile Aubry est aussi un portraitiste mondain renommé, notamment Outre-Atlantique. Ci-joint le portrait de son ami et voisin de la rue de Vintimille, le peintre Miniac :
En 1935, Aubry est élu à l'Académie des beaux-arts, à Paris, celle de Zao Wou-Ki et de Vladimir Velickovic aujourd'hui, et en devient son président en 1948. Aubry expose au Salon des Peintres Algériens et Orientalistes, au salon Artistique de l'Afrique Française et la Société des Artistes Français.
Ses toiles figurent aussi dans de prestigieuses expositions au Canada, aux Amériques, au Japon et en Europe.
La voix de Pan (1925).
(Sans doute une étude préparatoire, non signée, de l'oeuvre "La voix de Pan" (1925), collection particulière dans l'Aisne)
En 1964, peu après l'Indépendance de l'Algérie, l'octogénaire Emile Aubry meurt dans l'Yonne, précisément à Voutenay-sur-Cure, non loin de la colline sacrée de Vézelay, dans les brumes du pays morvandiau. Désormais, le peintre pied-noir repose en terre bourguignonne, loin de la blancheur des paysages de sa Kabylie.
Air Algérie édite une affiche (1970-1989) avec une huile d'Emile Aubry repésentant un vieil Algérien. A Bougie Béjaïa (en arabe : بجاية ), dans la région de Kabylie en Algérie, un musée à son nom perpétue son oeuvre.
José TERNOIS : 0676879389

jeudi

Francine

Paul !

Bueno

Jean-Claude Bourgeois

J'adore la peinture de Jean-Claude Bourgeois, le type même du peintre dont l'oeuvre humaniste colle avec modestie à sa terre, en l'occurrence la Franche-Comté, et à ses hommes. Une démarche sincère, peu commune, pour un peintre de qualité, au dessin sensible et dont le métier est imprégné avec la grande tradition de la peinture flamande. Dommage qu'il n'existe, pour la posséder, qu'une petite monographie broché sur ce bel artiste.

mercredi

Pino

Exposition Pierre Probst à Versailles, 28 avril au 16 septembre 2012

« Pierre Probst, Caroline et le dessin d’illustration » est une exposition consacrée au travail du célèbre illustrateur Pierre Probst (1903-2007), auteur de Caroline mais aussi de Fanfan, série qui m'émerveilla, enfant.
Le musée Lambinet, 54, boulevard de la Reine, 78000 Versailles. Tél : 01 39 50 30 32 Fax : 01 39 51 90 88 Notez une période de vacances du musée au cours de cette exposition.
Pierre Probst est mort le jeudi douze avril 2007 à l’hôpital de Suresnes, Hauts-de-Seine, à l’âge de quatre-vingt quatorze ans, des suites d’un infarctus. Dépêche AFP, communiqué de l’éditeur Hachette. Pierre Probst ? Ce nom ne vous dit rien ? Le lot commun de nombre de grands auteurs pour la jeunesse. Ce d’autant que le talent de l’homme en question n’a d’égal que son infinie modestie. Pierre Probst, l’auteur de la série des Caroline. Ca y est, un coin de votre enfance resurgit soudainement au milieu de vos préoccupations quotidiennes… Si avec ses cinquante millions d’albums vendus dans le monde depuis sa création en 1954 par Marcel Marlier et Gilbert Delahaye, Martine demeure la reine dans le monde de l’édition pour petites filles, Caroline est la seule à pouvoir la talonner, avec ses trente huit millions d’exemplaires. Hommage du père d’un des classiques de la littérature jeunesse contemporaine, la pétillante Caroline. Issu d’une famille alsacienne œuvrant dans le domaine du dessin pour broderie aux Cotonnades d’Alsace, Pierre Probst est né à Mulhouse, Haut-Rhin, dans une Alsace alors sous administration germanique, à la veille de la première guerre mondiale, le six décembre 1913 précisément. L’année même du succès national de l’album jeunesse, Mon village, d’un dessinateur humoristique colmarien, Jean-Jacques Waltz, figure tutélaire alsacienne célèbre sous le pseudonyme d’Oncle Hansi (1873-1951). Très tôt, après ses études chez les Frères, le jeune Pierre se consacre tout naturellement aux Arts graphiques, dessinant quelques temps des cartons de motifs pour la soierie dès ses dix-huit ans et suivant les cours des Beaux-arts de sa ville natale avant de débuter dans la publicité en tant que retoucheur et photograveur. A Lyon, après une seconde guerre mondiale tumultueuse qui voit s’évader le mobilisé de 1939, le jeune mulhousien désormais marié s’oriente maintenant vers l’illustration jeunesse. Puis, encouragé par des éditeurs réfugiés en zone libre dans la capitale des Gaules, il monte à Paris en 1946. Probst entre alors chez Hachette, son éditeur de référence, réalisant les couvertures pour l’Idéale Bibliothèque, la bibliothèque verte, participant à la création de la collection des Albums roses en y inventant dès 1947 une tribu d’animaux familiers, les chatons Pouf ( le blanc) et Noiraud ( le noir) ainsi que les chiots Bobi, Pipo et le turbulent cocker nommé Youpi. 1953, Pierre Probst fête ses quarante ans. C’est aussi l’année charnière de sa carrière, celle où il crée Une fête chez Caroline, le premier album de l’indémodable personnage qui fera son succès, Caroline. Ceci tout en continuant à travailler dans la communication – pour exemple, il est l’auteur de l’emblématique chien noir du chocolat Suchard et du Tonimalt. La petite fille blonde aux sages couettes et à la salopette rouge retrouve d’emblée la faune précédemment créée, commandant du haut de ses sept ans ses fidèles amis canins et félins dans des histoires lointaines, aussi mignonnes que fantaisistes, entrant en concurrence directe avec Martine éditée chez Casterman. Autant le réalisme de la désuète Martine est acidulée, autant celui de Caroline est franc, trempé, vif. Autant l’exemplaire et positive Martine est féminine, autant l’indépendante Caroline a des airs de garçon manqué et de chef de bande vivant des aventures exotiques aux quatre coins de la planète en compagnie de sa faune familière. Si la petite héroïne de papier porte le nom de la grand-mère de Pierre Probst, elle adopte néanmoins le caractère et la personnalité de sa propre fille unique, Simone. « J’aime la jeunesse dans tout ce qu’elle a de spontané, de merveilleusement vivant. ». Aujourd’hui, la série des Caroline, traduite en quinze langues, du japonais au suédois en passant par l’américain, comptabilise quarante-trois albums, dont le dernier paru en 2005 s’intitule Caroline et le fantôme du Loch-Ness. Nouvelle preuve de la verdeur créatrice d’un père exerçant désormais l’art d’être grand-père puisque l’état-civil accorde alors quatre vingt douze printemps au vieux Maître de la Garenne Colombes, une paisible banlieue francilienne nichée dans une boucle de la Seine ! En mars dernier, il venait de mettre la touche finale à un nouvel album de Caroline, qui sera donc son dernier, un livre dans lequel l’héroïne se lance dans le septième art. Demain, l’Alsace qui a aussi donné l’œuvre puissante du strasbourgeois globbe-trotter Tomi Ungerer, honorera-t-elle Probst comme l’un de ses auteurs majeurs, à l’instar du délicieux musée de Riquewihr consacré à l’œuvre de l’oncle Hansi ? En 1966, le cinquantenaire Pierre Probst donne aussi naissance à un nouveau personnage, Fanfan, le penchant masculin de Caroline, un jeune garçon amoureux de la nature, écologiste avant l’heure entouré de la même faune lui aussi. Déjà en 1953, Hachette avait voulu lui imposer un jeune garçon, Probst préféra alors une héroïne à l’image de sa jeune Simone. Le petit brun au pull marine et à la veste rouge promène désormais son jean d’Europe en Afrique en compagnie d’une même faune, à l’ombre du succès de sa sœur aînée de papier. Sept albums et un mini-album verront le jour, parmi lesquels Fanfan et sa péniche, Fanfan et la colline en feu, puis Fanfan et le singe vert, trois albums qui ont ravi ma propre enfance, une enfance au temps de Pimprenelle et Nicolas, de Saturnin et de Bonne nuit les petits. Le garçonnet que j’étais pouvait vivre des aventures par procuration et atteindre l’objectif de tout enfant, singer la responsabilité d’un adulte, tel Fanfan, marinier improvisé aux commandes d’une péniche sauvant les animaux des fermes alentours d’une mort certaine lors d’une mémorable inondation… L’air de rien, le pinceau chargé de gouache de Pierre Probst a posé sur le papier un indicible parfum de nostalgie pour beaucoup d’anciens enfants. Et c’est cette nostalgie qui a fait irruption un certain douze avril. Un jeudi, jour de repos pour les petits français des trente glorieuses que nous étions. Nul doute que le modeste arrière-grand-père est parti faire l’école buissonnière au vert paradis des enfances perdues, en compagnie de ses enfants de papier, parti comme un vieil instituteur que le mouvement de la vie nous avait fait oublié mais dont l’évocation suffit à nous remémorer notre propre enfance, celle des billes de terre, des vieux marronniers et des encriers en porcelaine. Souvenirs d’en France, vous disais-je." Miniac. Bibliographie : La série Caroline est éditée par Hachette jeunesse. Dès cinq ans. Les Editions du triomphe, à Paris, rééditent aujourd’hui l’intégralité de la série des Fanfan, ainsi que certains titres de Caroline.